vendredi 16 mai 2008

L'AMOUR, L'ART DE RELATIVISER

VERNISSAGE SAMEDI 17 MAI À 16H


L'arcane sans nom


Samedi 17 mai 16h

Une proposition artistique et collective de René Licata dans un appartement du 16eme arrondissement de Paris avec une dizaine d'artistes et un concert de "Targas".

Gaelic, Audrey M, LWO, Catherine Dede, Lolochka, Roselyne Gigot, Diana Young, Chloé, Konny Steding et Rene Licata.

78 rue de l'assomption - 75016 Paris

dimanche 11 mai 2008

Avis de recherche: Où est le portrait de Sarane Alexandrian?

Le portrait de mon ami Sarane Alexandrian a mystérieusement disparu de ma grande collection... J'avais déjà exécuté un premier portrait de Sarane en 1999, acheté par le collectionneur Billy Cone http://www.theconecollection.com/ en 2000 lors d'une exposition de mes portraits d'écrivains à la galerie La Hune Brenner.
N'hésitez pas à me contacter si vous aviez des informations au sujet du portrait ci dessous. Merci.


Arcane 19

lundi 21 avril 2008

Vernissage mardi 6 mai 2008


Les 22 arcanes majeures de mon Tarot



Galerie La Hune-Brenner
de 18 h à 21 h
3, rue Ravignan 75018 PARIS
M° Abesses / PLAN


mercredi 26 mars 2008

Catin résurrection fut un succès, il y avait trop de monde!


Cependant je ne crois pas y avoir rencontré beaucoup de prostituées en chair et en os. Il y avait une jeune femme à lunette cul nu qui disait sur un ton candide à ceux qui la croisaient " je suis actrice de porno", elle ressemblait à une étudiante.

Et moi je cherche toujours des clients pour ma série de dessins intitulée Catins et réverbères.



La chronique culturelle de François Rigal
http://www.iprostitution.org

La CATIN RESURRECTION #1, Carte Blanche donnée à l’ INP par le cercle PAN !. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la prostitution est une source d’inspiration plus que puissante.

Je crois que ça a commencé à 19h30 avec Little Ball Room. Imaginez deux filles plus que superbes en bas résille, tailleur noir Betty Boop pour l’une, tenue Léopard pour l’autre, l’une à la contrebasse, l’autre qui chante et accordéone , et les deux qui jouent quelque chose entre Brecht, Audiard et Courtney Love. Oui, c’est de la musique. Talent, classe, folie, merveille, le ton est donnée.
Maintenant que les gens ont le smile et commencent à s’animer, celui qui intervient est un homme de foi, Hervé. Il lira avec respect, dignité et sérieux le passage de la bible ( Jean 8, 1-10) où il est question de ne pas blâmer les femmes adultères. Le silence devient monacale, François Rigal intervient alors pour lire un extrait de son livre INSTITUT, où il est question de la civilisation. Je ne peux pas être objectif à ce propos, puisque François Rigal c’est moi,j’ai juste perçu le beau silence quand j’ai lu, puis après, j’ai été caressé par ma première groupie. Mathilde Tixier déboule, loup en résille et robe de vamp, elle joue du Michel Colucci (Vanne de la semaine : C’est une pute qui discute avec une collègue « J’ai un client qui s’est plaint cette semaine parce que je lui ai filé des morpions. Je lui ai dit « pour cent balle tu voulais pas des gambas non plus ! ») et la salle est pliée (putain, 22 ans déjà..). C’est alors Leila Fares qui lit merveilleusement son texte drôle, profond et touchant, “Abrégé d’itinéraire d’une putain qui ne se fait pas payer”. Le prochain à passer est Mathieu Dielber, il nous lit un passage d’ un texte de Vince Voyeur, un blogueur célèbre pour ses EV (évaluation) de prostituées de l’ Est. C’est triste et drôle en même temps et en lecture c’est très fort. Puis c’est au tour de Hassen Mokdad de lire un beau texte de Georges Bataille, Madame Edwarda. Puis Judy Minx arrive nue et nous lit une scène de domination tirée du livre « Quatrième Génération » de Wendy Delorme. Merveilleux cadeau du ciel cette jeune fille, j’ai envi de la fouetter tellement elle me plaît.
Une nouvelle phase débute avec Nathalie Leonoff, soprano de son état, qui débute par du Bizet pour finir sur de l’ electro-opéra, avec une présence scénique plus qu’ envoûtante. « Un truc de ouf » me dit Kevin, un jeune tectonik arrivé là pas hasard. On est tous littéralement scotché. Après, Thierry Théolier au mieux de sa forme (depuis qu’il déprime, suite à sa rupture avec Marjolaine Sirieix le jour de l’an 2008, il vit une phase artistique très intense.) nous offre une performance hallucinée punk-indus-autofictionelle assez difficile à décrire mais qui est un peu de résumé de ce qui se passera après une heure du matin quand tout le monde sera dans un état second, phase que je ne souhaite pas aborder par décence. Il est pour le moment seulement 22h, on enchaîne direct sur ANA (qui se permet de ne pas avoir de site web ni de myspace ni de même de nom de groupe, symbolisé par un simple carré, je met par convention ANA, du prénom de la leader), groupe de rock-samba mené par une chanteuse-guitariste-batteuse qui met littéralement le feu. Première scène Française pour ces Brésilien du Sud. L’endroit est archi bondé, du jamais vu ici, l’heure pour Debora Danger d’intervenir sur un live electro qui le fait vraiment, la preuve, tout le monde danse.
Puis la soirée évolue avec un set de DJ Loïc de Komodo, “Vrai-DJ electro” (et non pas un de ces fakes qui pullule dans cette ville en déperdition lente qu’est Paris), comme on n’en trouve hélas quasiment plus à Paris, « de la tech sincère » est la phrase qui me vient, on enlève un peu les basses et le gros son pour faire plaisir aux voisins, puis les gars du Palindrome, du projet l’ Entourloupe, dont Radoul Brank fait parti s’occupent du dancefloor avec leur classe habituelle, dans un set dépourvu d’arrogance mais d’une malice folle et d’une discrète complexité, tout simplement le top. Des gars de Laval, pour dire.
Vers une heure ça devient chaud à cause des voisins, alors on met une musique de fond et les choses évoluent dans les espace plus privés.
Confidence d’un alcoolique mondain croisé dans cette soirée : « tout simplement la meilleur party parisienne de 2008. Reste neuf mois pour faire mieux »
C’était CATIN RESURRECTION #1

(Le prochain événement de l’ INP aura lieu le jours de la Saint Jean et s’intitulera CATIN INSURRECTION.)

PS : L’exposition parlons en aussi, ces œuvres originale ont transcendé le lieu. Mathilde Tixier a peint une femme nue, taille humaine, qui a entre les mains un pied de biche. Et une autre grande affiche avec un proxo et une prostituée insoumise. Roselyne Gigot a fait une belle série intitulée “Réverbères et Catin”, représentant des tapineuses lapine, chienne, chatte, renarde, etc. Dom Garcia a présenté une série grand format intitulé “Mona Lisa Fuck”, avec comme modèle le performer Hassene Mokdad (une des photo est visible sur son myspace). Toutes ces œuvres ont été crées spécialement pour la CATIN RESURRECTION. Dom Garcia a aussi apporté une série sur les cabaret de Pigalle, Jérôme DUBAIL a présenté deux tableaux en hommage au dieu Pan, et Isabelle CHIARIOTTI, styliste qui crée, entre autre, certaines chaussures et accessoires des filles du Crazy Horse, a présenté ses modèles, dont les “chaussures martinet”… C’ était bon ! Pour vous procurer ces œuvres originales à prix abordables, contactez directement les artistes.

François Rigal
24 mars 2008



mercredi 5 mars 2008

CARTE BLANCHE À L'INSTITUT NATIONAL DE LA PROSTITUTION


Le 23 mars 2008, jour de la Resurrection, nous, Cercle Pan! et INP réunis, célébrons de 18 à 23 h la CATIN RESURRECTION par envie.

Quels sont tes désirs ?
Nous blâmons les demi-mondaines, pâles ersatz de la véritable CATIN.
Viens te faire pardonner.
A l'avant-garde du féminisme véritable, de la lutte contre l'oppression, délivrée des idéologies et de la fausse morale, CATIN nous sauve.
J'en parle dans mon dernier livre.
CATIN prend et donne.
Et vice versa
CATIN refuse toutes les lois du marketing. Elle ne fait pas payer l'emballage, le système de distribution, le spot de pub, l'étude de marché, le management, l'actionnariat ni la super-structure.
CATIN possède l'outil de production, la force de labeur et l'ingéniosité.
C'est combien ?
CATIN est art, santé, culte, invention, éternité.
Repens-toi de l'avoir tant méprisée, repens-toi de la dire non-fréquentable, assiste à sa résurrection et à ta propre métamorphose.

François Rigal, Mars 2008


La prostituée de Bagdad, roman de Georges Crécy publié aux Éditions du moine bourru était disponible sur place. Prix: 15€


J'ai exposée une série de 15 prostituées nées le jour de Noël



LA LAPINE BLEUE




LA RENARDE

Lecture/perf :
Judy Minx http://www.explicite.com/judy.html
Th Th http://www.myspace.com/cameraanimale021268
Ley(la) Fares http://www.facebook.com/profile.php?id=612707629&ref=nf
Chictype : http://www.iprostitution.org
Mathilde Tixier http://panblog.typepad.com/
Hassen Mokdad http://www.myspace.com/arsene11
Mathieux Diebler http://www.myspace.com/dieblercause

Musique :
Little ballroom : http://www.myspace.com/littleballroom
Debora Danger :
http://www.myspace.com/deboradanger
Ana (Rock Bresilien)
Sergent Hervé (chant à capella, liturgie, paganisme)
+ DJ (Komodo : http://www.myspace.com/komodomusicfr
Radoul Brank du Palindrome : http://www.myspace.com/radoulbrank )

Expos
Dom Garcia : http://www.flickr.com/photos/domgarcia/sets/72157604016633401/
Sandra Matamoros : http://www.sandramatamoros.com
Roselyne Gigot : http://www.roselynegigot.blogspot.com/
http://www.myspace.com/oiseaudejouretdenuit
Isabelle Chiariotti http://www.myspace.com/hautepointure
+ Projection Super 8 (Vintage Porn)
+ Zapping prostitution
+ Espace "détente" --


lundi 3 mars 2008

lundi 18 février 2008

PAN! Dimanche 17 février 2008 PAN!

Poésie, amour, révolution! Ce fut une fête dans les règles de l'art. Rythme et harmonie chez Mathilde Tixier et Mathieu Diebler, artistes et fondateurs du Cercle PAN!

Face à la très élégante fresque de Popay, un arbre organique donnant des cerises, des petits portraits et des paysages, j'ai installé un mur de huit portraits: Les incontournables Andrea Pinketts, Maxim Jacubovski, Jean Bernard Pouy, Thierry Théolier, Bertrand Delcour, Arnaud Viviant, Cesare Batisti, et Nobody! On peu demander aux maitres des lieux de voir le portrait de Dan Evan Wiess, de Rémy Kolpa-Kopoul, d'Hassen Mokdad, d'Elsa Levy, et de Marjolaine Sirieix, ils sont dans un carton à dessin rouge.

L'exposition continue jusqu'au prochain PAN! dimanche 16 mars 2008. On peu la visiter sur rendez-vous et découvrir un collage de visages énigmatiques par Mathilde Tiixier, les photos auto-portraits sauvages de Frédéric Fornini, et les tableaux intimistes de Stéphane Vallet.

Quand j’ai demandé à Mathilde et Mathieu, si Pan était une référence au dieu protecteur des artistes et des bergers d’Arcadie ils m’ont dit « non ! C’est le Pan ! du coup de feu. » celui qui tue pour rire, celui des enfants qui se racontent des histoires à dormir debout, avec des morts qui reviennent toujours à la vie.

Contact: Mathilde Tixier au 06 98 34 80 19 ou Mathieu Diebler à ‎ mathieudiebler@gmail.com


samedi 26 janvier 2008

La liberté guidant le peuple

http://www.iprostitution.org une initiative unique et révolutionnaire. Son fondateur François Rigal est devenu l'interlocuteur incontournable dans le domaine de la prostitution/ À suivre...

dimanche 6 janvier 2008

Expo SDH 2008 Jeudi 10 janvier 2008 - 18 h 00


LA CONCIERGERIE DU MONTE-EN-L'AIR










Photo: Dom Garcia

mercredi 5 décembre 2007

BLACKBLOG

dimanche 11 novembre 2007

Jean-Paul Dessy/Musique Nouvelle/Lever de soleil de Bartabas




Un cavalier noir fit son apparition au milieu des ruines de l’abbaye de Vauclair éclairées par un croissant de lune. On ne voyait pas son visage sous la capuche de la robe de moine. Dans la nuit froide et silencieuse l’étrange équipage se mouvait dans un rectangle délimité par 300 âmes disciplinées. Quand les fidèles furent tous installés, je me glissai parmi eux… Pour rien au monde je n’aurais voulu rater ce spectacle : Le lever de soleil de Bartabas avec son cheval Le Caravage… Au début le cavalier sur sa monture avançait lentement changeant souvent de directions. On devinait plus qu’on ne distinguait les contours de leurs silhouettes... Si je n’avais pas salué Bartabas la veille à la lumière du jour au milieu des vieilles pierres de l’abbaye de Vauclair, si je n’avais pas rencontré cet homme au regard franc et direct, si’il ne m’avait pas gratifié de son beau sourire carnassier, éclatant et chaleureux, et si je n’avais pas croisé le doux regard du violoncelliste Jean-Paul Dessy sosie d’Oscar Wild en costume du dix-neuvième siècle ,installé sur une tour abolie, eh bien! J’aurais juré que cet équipage et ce violoncelliste étaient des fantômes mimant la représentation de l’Arcane sans nom…

300 âmes sages et disciplinées regardaient évoluer le mystérieux cavalier au son d’une musique étrange et lancinante d’un autre monde. Le violoncelliste accompagna longtemps et lentement la marche du Caravage vers la lumière naissante. Au fur et à mesure que la lune s’estompait, Bartabas demandait plus à son cheval, sans exiger cependant. Les mouvements et l’attitude étaient de plus en plus amples et soutenus, mimant un langage aux phrases courtes et rythmées. Pas de répétition. Évolution, comme dans la danse de la lune et du soleil renouvelée chaque jour. Quel enchantement que de voir s’élancer ce cheval tel une danseuses orientales, propulsant son poids de gauche à droite, prenant puissamment appuis pour un envol léger.

Bartabas arrêta son cheval, mis pied-à-terre, le dessella, lui ôta son filet, et quitta le rectangle, suivi de Jean-Paul Dessy. Le Caravage s’ébroua, et se roula dans un rond de sable. Quand il se releva, il explosa de tous ses muscles dans un bond fulgurant et joyeux. Il donnait libre cours à sa fougue majestueuse et indomptée. La plus belle. Il fit plusieurs tours du rectangle dans une allure de vainqueur fier, arrogant, hennissant. Le soleil était levé.

samedi 10 novembre 2007

L’étonnant Andrea Pinketts


Je l’ai rencontré au Festival du Roman Noir de Frontignan-La- Peyrade c’était en 1999.

Le soleil de cet après-midi de juin était à son paroxysme. Les contrastes des clairs obscurs étaient tels, que depuis la terrasse du café, je ne pouvais distinguer l’intérieur du bar. La silhouette d’un homme sortit de la pénombre comme par magie. Il se campa devant moi, à la lisière du jour. Je n’avais jamais rien vu de pareil à lui. Il était impérial dans son costume parfaitement taillé, en cravate de soie rose bonbon, coiffé d’un Borsalino de paille au ruban noir, cigare toscan au coin des lèvres, un verre de whisky à la main, regard bienveillant posé sur moi du haut de son mètre quatre-vingt-trois. Il existait… Je n’en croyais pas mes yeux… C’était Andrea Pinketts ! Je jubilais intérieurement, j’avais le sentiment que je n’avais pas fait le voyage pour rien. Un aimable membre de la famille du polar s’empressa de faire les présentations. Tandis qu’un autre énergumène fit son apparition en sortant du trou noir. Il se posta à côté d’Andrea Pinketts dans la lumière éclatante. Chevelu et barbu, il s’agissait de l’infernal Henri Joseph, écrivain américain vivant en ermite dans le fin fond d’une forêt de l’état de Georgie.

Andrea avait accepté ma proposition de portrait. Il m’avait donné rendez-vous sous les cocotiers du Square Victor Hugo, lieu du festival. Il dédicaçait Le sens de la formule et La madone assassine. Ma longue robe de lin blanc, ainsi que mes longs cheveux raides tombant autour de moi comme un voile, me donnaient l’apparence d’une Sainte Vierge. Alors que je dessinais son portrait sur une grande feuille blanche au dos de mon carton à dessin, il chantait des chansons d’amour en italien. Notre duo était si intense que cela avait créé un attroupement du public et des journalistes autour de nous. J’étais impressionnée, ma main tremblait. Cependant j’eus une étrange idée : profiter de l’occasion pour lui voler un morceau d’âme. Je crois qu’il s’en aperçut. Curieusement j’eus le sentiment d’avoir déjà vécu cette scène, comme si j’étais le personnage d’un de ses romans, et je crus percevoir au même instant une stupéfaction dans le regard d’Andrea. Il eut l’air surpris et se mit à chanter de plus belle. Cesare Battisti à quelques mètres de nous observait la scène d’un air amusé.

Plus tard dans la soirée alors que la fête battait son plein, Andrea avait bondi comme un lion pour me protéger d’un ivrogne jaloux du portrait que j’avais exécuté. Il y avait tant de détermination et de férocité dans le regard d’Andrea que le pauvre homme terrorisé lâcha immédiatement mon poignet auquel il était agrippé. L’expression d’Andrea changea de nouveau quand il se détourna de l’agresseur, il me regarda d’un air tendre. « It was for fun » m’avait-il dit sur le ton désinvolte d’un dandy comme pour me rassurer.

C’est ainsi qu’Andrea Pinketts devint le premier d’une grande série d’écrivains de polars internationaux à poser pour moi. J’intitulai cette série Les satellites du soleil noir. Ils furent en partie exposés au Festival du Roman Noir l’année suivante.

Andrea G. Pinketts né en 1961 à Milan est l’un des plus passionnants auteurs de l’actuelle génération du polar italien. Il écrit notamment les aventures de son héros fétiche, Lazzare Santandrea, son alter ego séducteur, grotesque et milanais. Il a publié quatorze romans en Italie chez Feltrinelli de 1992 à 1999 puis chez Mondadori de 1999 à 2005. Cinq de ses romans sont traduits en français chez Rivages : Le sens de la formule, La madonne assassine, L’absence d’absinthe, Le vice de l’agneau et Turquoise Fugace. Andrea Pinketts est un combattant de la république des « nonzhommes ». Il fut tour à tour mannequin, sheriff de la ville de Cattolica, patron de boîte, journaliste underground, acteur de romans-photos, maître de Kendo. Écrivain à la verve redoutable. Son texte est aussi coloré et expressionniste que le sont mes portraits. Il raconte d’horribles histoires avec la sensibilité, l’humour et la poésie d’un artiste novateur à la psychologie aussi raffinée que déjantée. Chacun de ses polars débute par un étrange poème. Spécialiste de l’absurde, maître du non-conformisme, il démontre à travers ses romans, sa vie, son personnage, que la frontière entre fiction et réalité n’est qu’une vue de l’esprit. « Je n’écris pas de polars. Je les vis. Ce n’est pas de ma faute si la vie ressemble plus à l’enfer de Dante qu’à un petit mystère bien ficelé et bien propre d’Agatha Christie. »

Texte paru dans le numéro spécial sur le bizarre de la revue Supérieur Inconnu en automne 2007

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